Histoire de l’Association

Une œuvre sous le nom de « Vacances de Mimi Pinson » est fondée en 1902 par Mme Marie DANIAUD, Mlle Léonie DANEL et M. Gustave TERY et érigée en association loi 1901 à but non lucratif en 1903 sous le titre Le Rayon de Soleil.

Marie DANIAUD connaissait Chatelaillon. Elle avait avec son mari Édouard Clovis DANIAUD fait en novembre 1895 l’acquisition de parcelles de terrain propre à bâtir  situées à Chatelaillon, commune d’Angoulins (Charente Inférieure). Veuve, elle a revendu son patrimoine, probablement pour se consacrer à son œuvre.

La fondatrice : Jeanne Marie Françoise Boissaux épouse Daniaud née à Gray (Haute Saône) le 03 mars 1853 décédée le 8 février 1929 à Paris 15ème à l’age de 76 ans.

La co-fondatrice : Léonie Marie Danel, née à Paris 3ème (Seine) le 19 septembre 1865, décédée le 24 janvier 1942 à Paris 18ème à l’age de 77 ans.

En août 1906, Marie Daniaud fait sur ses fonds propres l’acquisition des bâtiments situées à l’époque, rue de Cognac, actuellement rue Fauconnier.

En avril 1910, pour très certainement assurer la pérennité de son œuvre, elle fait don à la société, le Rayon de Soleil, du patrimoine.

Le 17 avril 1967, le siège social de l’association est transféré de Paris à Chatelaillon au 18 rue Gabriel Fauconnier, adresse actuelle

Sur ses fonds propres, Mme DANIAUD achète l’AUBE en 1906 et pour assurer la pérennité de son œuvre, elle fait don de ce patrimoine à l’association en 1910. L’Aube a été préalablement Couvent de la doctrine Chrétienne dès 1898 qui accueillit des enfants jusqu’en 1901, date à laquelle une loi interdit l’enseignement catholique.

Aujourd’hui, le but de l’association reste toujours le même : celui de réaliser une œuvre de solidarité sociale, en permettant aux membres de passer, à moindre frais, quelques jours au bord de la mer. Cette œuvre a été créée au départ pour favoriser les séjours au bord de la mer des jeunes « cousettes » employées dans les maisons de couture parisiennes. Les statuts de 1903 stipulent que le but de l’association est de réaliser une œuvre de solidarité sociale en permettant aux prolétaires de passer à peu de frais quelques jours à la campagne ou au bord de la mer. Ces statuts avaient une connotation avant-gardiste : l’article 14 mentionnait que le « Rayon de Soleil étant une œuvre familiale, l’organisation et la direction de ces colonies devront être confiées à l’élément féminin! ».

Les anciens se rappellent encore des vacanciers qu’on allait chercher à la gare et qui traversant Chatelaillon, chantaient l’hymne du Rayon de Soleil qui existe encore à ce jour…